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Basketball universitaire de Miami : Comment les RedHawks ont enfin mis fin à leur disette en March Madness

Sports ✍️ Chris Thompson 🕒 2026-03-20 22:43 🔥 Vues: 1
Les Miami RedHawks célèbrent leur victoire au tournoi NCAA

Soyons honnêtes : pour tous ceux qui suivent le basket universitaire dans le Midwest, le nom « Miami » prête souvent à confusion. Parle-t-on de l’équipe clinquante des Miami Hurricanes men's basketball, basée à Coral Gables, ou de celle, plus rugueuse et tenace, d’Oxford, dans l’Ohio ? Depuis 27 ans, la réponse à cette question, dès qu’il s’agit de briller en March Madness, a été douloureusement unilatérale. Mais cette semaine, le programme de basketball universitaire de Miami est enfin sorti de l’ombre de son homonyme du sud pour se réinscrire de lui-même dans la conversation nationale.

J’étais installé dans la tribune de presse à Dayton, mon café refroidi, à suivre un match qui semblait écrit d’avance. L’équipe de basketball masculin des Miami RedHawks, tête de série n°14 de la MAC, n’était pas censée battre SMU. Elle était juste là pour faire de la figuration. Mais ce à quoi nous avons assisté n’était pas qu’un exploit : c’était une libération. La première victoire du programme au tournoi NCAA depuis 1999. Laissez-moi vous le redire. Un quart de siècle d’attente, de presque exploits, à regarder d’autres équipes de mid-major vivre leur conte de fées pendant qu’Oxford attendait un appel qui ne venait jamais.

Il faut comprendre la pression qui pesait sur ces gamins. Il ne s’agissait pas seulement d’un match. C’était aussi le fantôme de 1999. C’était ce récit qui colle au programme depuis des années. Et puis il y avait le bruit du monde des paris sportifs. Les murmures venus de Vegas étaient insistants. Pourquoi ? Parce qu’il y a une équipe « Miami » dans le tournoi, et que l’argent des parieurs amateurs va instinctivement vers ce nom. Mais les parieurs avertis, eux ? Ils connaissaient l’histoire. Ils savaient que les Miami Hurricanes men's basketball peuvent faire la une dans une ACC obnubilée par le football américain, mais cette équipe des RedHawks ? Elle était taillée pour le combat dans la boue.

Et c’est exactement à ce genre de combat que SMU s’est confronté. Les Mustangs avaient l’athlétisme, certes. Mais les RedHawks possédaient quelque chose qui ne figure pas sur les rapports de scout : le poids d’une base de fans affamée et une rancœur grande comme la rivière Great Miami. Ils ont joué comme une équipe qui savait que tous les analystes avaient déjà validé un deuxième tour pour SMU. Ils ont joué comme une équipe qui en avait assez d’être l’« autre » Miami.

Qu’est-ce qui a fait la différence avec cette équipe des RedHawks ?

Lorsque le buzzer final a retenti, ce n’était pas qu’une simple victoire. C’était une validation. Pour le staff d’entraîneurs, pour les anciens qui ont continué à remplir le Millett Hall dans les moments fastes comme les plus difficiles, et pour les joueurs qui ont choisi Oxford plutôt que le banc d’une équipe de Power Five. On a eu le sentiment que le paysage du basketball universitaire de Miami a changé en un instant. Voici ce qui a marqué les esprits et explique pourquoi cette équipe était enfin prête à passer le cap :

  • Une identité défensive : Ils n’ont pas essayé de faire jeu égal avec SMU au tir. Ils ont joué dans le dur. Ils ont forcé les pertes de balle et transformé chaque possession en un combat. C’était du basket de la MAC à l’ancienne, dans ce qu’il a de meilleur.
  • Du sang-froid sous pression : On aurait pu penser qu’un programme sans victoire dans le tournoi depuis l’ère Clinton s’effondrerait quand SMU accélérait. Il n’en fut rien. Le leadership des vétérans de l’effectif a empêché l’événement de leur filer entre les doigts.
  • Un rebond acharné : Les points de seconde chance les ont maintenus à flot chaque fois que les Mustangs tentaient de prendre le large. Ce n’était pas toujours joli, mais c’était efficace.
  • Le facteur « Oxford » : Ne confondons pas cela avec le programme de basketball féminin des Miami Hurricanes ou les Maryland Terrapins women's basketball dont on parle habituuellement pour les quarts de finale. C’est une toute autre bête. C’est l’essence même du courage des mid-majors.

Bon, je sais qu’on parlera d’autres tableaux. On parlera de l’équipe de basketball féminin des Miami RedHawks et de ses propres ambitions dans le tournoi. Il reste encore beaucoup de basket à jouer en mars. Mais pour les hommes d’Oxford, dans l’Ohio, ce n’est pas juste une histoire de victoire. C’est l’histoire d’un programme qui a refusé d’être défini par l’université qui porte le même nom et le même surnom. Ils ne sont pas les Hurricanes. Ils ne sont pas le choix chic. Ils sont les RedHawks, et ils viennent de rappeler à tout le pays que le « vrai » Miami sait aussi jouer au basket.

Alors, levons notre verre au prochain tour. Ils seront probablement à nouveau les outsiders. Mais après les avoir vus jouer à Dayton, je ne parierais pas contre une équipe qui a attendu 27 ans pour prouver sa valeur. Ils ont déjà brisé la plus grande malédiction. Maintenant ? Ils jouent avec l’argent du casino.