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Opération « Roulez au ralenti » : pourquoi les routes sont bloquées dans toute la Norvège aujourd’hui

Actualités nationales ✍️ Ingrid Haugerud 🕒 2026-03-27 13:25 🔥 Vues: 1

Ça sent le diesel et la frustration sur les axes principaux aujourd’hui. Pour ceux qui ont suivi les prémices ces dernières semaines, ce n’est peut-être pas une surprise – mais c’est parti : l’opération « Roulez au ralenti ». Je suis le secteur automobile et la circulation depuis plus de dix ans, et je ne me souviens pas d’une résistance aussi organisée. Il ne s’agit pas d’un simple bouchon aléatoire, mais de cortèges de véhicules lents, planifiés, qui vont marquer les heures de pointe du matin et de l’après-midi sur une grande partie du sud de la Norvège.

Embouteillage et véhicules lors de l’opération Roulez au ralenti

Qu’est-ce que l’opération « Roulez au ralenti » exactement ?

C’est un mouvement citoyen né de la frustration face aux péages et à la politique fiscale. Il s’agit d’une révolte, surtout de la part des propriétaires de véhicules diesel qui se sentent pris en tenaille. L’opération « Roulez au ralenti » est une forme de désobéissance civile où les participants roulent bien en dessous des limitations de vitesse pour créer des embouteillages, rendre visible leur mécontentement et paralyser les grands axes. Pour ce qui est de l’impact concret, vous allez devoir prévoir une grosse marge. Rien de spontané ici : c’est organisé via des groupes privés sur les réseaux sociaux, et ce week-end, des cartes ont été publiées avec les lieux et horaires prévus.

Ce que l’on sait de la manifestation d’aujourd’hui

Les plans sont connus depuis un moment. D’après ce que j’ai pu entendre de personnes au fait de l’organisation, au moins une douzaine d’actions sont prévues sur les routes nationales les plus fréquentées. Les mêmes groupes que ceux derrière la révolte des diesel plus tôt cet hiver sont impliqués. À l’époque, ils étaient mécontents des signaux venus du gouvernement – et aujourd’hui, ils montent d’un cran. Dans la région de Stavanger, celle d’Oslo et le long de la E18 dans le Vestfold, les cortèges seraient déjà en place.

J’ai parlé ce matin à plusieurs automobilistes coincés dans les bouchons, et la frustration est réciproque. Alors que les manifestants estiment que c’est le seul moyen de se faire entendre, les usagers habituels s’inquiètent d’arriver à l’heure au travail ou à la crèche. La police a clairement indiqué qu’elle n’interviendrait pas sauf en cas de situation dangereuse, ce qui laisse penser que cela pourrait durer toute la journée.

  • Où : Axes principaux à Oslo, Bergen, Stavanger, Trondheim et le long des E6/E18.
  • Quand : Les pics sont prévus le matin (07h00–09h00) et l’après-midi (15h00–18h00).
  • Comment : Circulation en convoi à 30–40 km/h sur des portions où la limitation est à 80 ou plus.
  • Pourquoi : Demandes de réduction des péages et d’annulation des hausses de taxes sur le diesel.

Comment naviguer dans ce chaos routier

Si vous devez prendre la route aujourd’hui, il n’y a qu’un seul guide pour l’opération Roulez au ralenti qui vaille : patience et itinéraires de contournement. J’ai vérifié la carte routière tout à l’heure, et il est clair que les axes en rouge se multiplient. Mon conseil est de suivre les infos trafic en direct sur la radio ou les applis. C’est le genre de manifestation qui s’inscrit dans la durée ; ce n’est pas un simple blocage ponctuel.

Pour ceux qui chercheraient un avis sur l’opération Roulez au ralenti quant à son efficacité, je dois dire que c’est impressionnant sur le plan organisationnel. Mais est-ce que cela atteint son but ? Le gouvernement est resté pour l’instant peu réceptif, mais quand les gens perdent des heures de salaire et que les enfants arrivent en retard à la crèche, la pression sur les politiques devient vite énorme. C’est un conflit typiquement norvégien entre la logistique du quotidien et les principes politiques.

Quelle est la suite ?

Ce qui a déclenché ce mouvement, c’est le sentiment, pour beaucoup, d’avoir acheté un diesel avec des promesses écologiques, pour ensuite être pénalisés financièrement. Aujourd’hui, ils en ont assez. Comme lors des manifestations agricoles l’année dernière, ils utilisent la route comme leur principal levier de négociation. Je parie que ce n’est qu’un début si les deux parties ne se mettent pas autour d’une table. Le mouvement a déjà laissé entendre que cela pourrait devenir une action hebdomadaire jusqu’à l’été.

Pour vous : prévoyez un encas, faites le plein (même si ça coûte cher) et trouvez-vous un bon podcast. Car aujourd’hui, du moins, ce sont ceux qui roulent au ralenti qui dictent l’ordre du jour sur les routes norvégiennes.