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Le spectacle nocturne de Ghim Moh : que s’est-il passé dans ce parking et pourquoi tout le quartier en parle

Singapour ✍️ Leanne Tan 🕒 2026-03-22 16:42 🔥 Vues: 1
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Ah, Ghim Moh. Si vous habitez dans le coin depuis un moment, vous connaissez le rythme tranquille de ce quartier. C’est la queue du matin au 20 Ghim Moh Road Market & Food Centre pour son laksa, le pèlerinage de l’après-midi pour le durian chez Ah Seng Durian (Ghim Moh Outlet), et les promenades tranquilles en soirée autour des nouveaux projets BTO comme Ghim Moh Edge et Ghim Moh Ascent. Un quotidien prévisible. Confortable. Mais hier soir ? Hier soir, ce coin de Queenstown a décidé de nous jouer un tour qu’on n’avait pas vu venir.

J’étais justement au marché couvert pour prendre un plat à emporter quand j’ai entendu le premier sifflement. Franchement, j’ai cru qu’un transformateur avait explosé. Mais ensuite, il y a eu ce crépitement, et le ciel au-dessus du parking des HDB près de Ghim Moh Road s’est illuminé comme pour une répétition de la fête nationale. On ne parle pas de quelques petites fusées. C’était un véritable feu d’artifice, avec plusieurs tirs. Des rouges, des dorées, la totale. Ça a duré peut-être une minute, mais ça a paru plus long parce que tout l’immeuble s’était penché aux fenêtres, téléphones en main, bouche bée.

Il faut remettre dans le contexte. Ghim Moh n’est pas vraiment le centre de la vie nocturne à Singapour. C’est un quartier populaire typique, un cœur de cité. Alors quand les détonations des feux d’artifice illégaux ont résonné entre les bâtiments, ça n’a pas seulement réveillé les bébés, mais tout l’immeuble. Les groupes WhatsApp sont devenus fous. Certains ont trouvé que c’était un geste original et rebelle pour un mariage. D’autres, surtout ceux qui ont leur voiture garée à proximité, ont trouvé ça beaucoup moins drôle. J’ai entendu un oncle crier depuis son balcon : « Si vous voulez jouer avec ça, allez à East Coast, non ! »

Quand la fumée s’est dissipée, les autorités étaient déjà sur place pour ratisser le secteur. L’enquête n’a pas tardé à commencer. Des agents étaient au parking ce matin pour faire le tour et parler aux résidents. C’est du sérieux, et c’est normal. Dans un endroit aussi dense que Ghim Moh, un feu d’artifice qui finit sur une fenêtre ou un tuyau de gaz, ce n’est pas une blague. Tout le monde aime un peu de scintillement, mais pas quand ça met en danger la sécurité du quartier.

Ce qui m’a frappé en me promenant aujourd’hui, c’est que cet événement a en quelque sorte résumé ce qui fait battre le cœur de ce quartier. Ghim Moh, c’est un mélange de l’ancien et du nouveau. Il y a les résidents historiques, là depuis la construction des blocs, et maintenant, des jeunes familles qui emménagent dans les appartements de Ghim Moh Edge et Ghim Moh Ascent. On est tous un peu entassés les uns sur les autres.

Je suis passé au marché ce matin pour voir si les tantes bavardaient à ce sujet. Naturellement, c’était le cas. Voici le consensus rapide que j’ai recueilli en achetant mon kopi :

  • Le camp « C’était plutôt joli » : Ce groupe admet que c’était dangereux, mais ne peut nier que le spectacle était réussi. Un peu de piquant dans un mois plutôt calme.
  • Le camp « Appeler la police » : Principalement les gens qui habitent dans les blocs juste au-dessus du parking. Ils s’inquiètent des risques d’incendie et veulent que les responsables rendent des comptes. La sécurité avant tout, toujours.
  • Le camp « C’est la faute du durian » : Une plaisanterie qui circule comme quoi après une grosse saison du durian chez Ah Seng Durian (Ghim Moh Outlet), les gens ont trop d’énergie. C’est une blague, bien sûr. Mais ça montre à quel point cette célèbre échoppe est ancrée dans le tissu local.

Ce n’est pas la première fois que des feux d’artifice illégaux font leur apparition dans le quartier, mais c’est sans doute le plus audacieux. D’habitude, c’est un petit pétard par-ci par-là pour le Nouvel An chinois ou Deepavali. Mais un tir aérien complet en pleine semaine, au hasard ? Il faut en avoir du culot, ou peut-être juste manquer de jugement. L’enquête se poursuit, et je mettrais ma main à couper que les caméras du parking à étages ont capturé bien plus que des lumières dans le ciel.

Pour ceux d’entre nous qui vivent ici, c’est une anecdote de plus qui va rejoindre la légende de Ghim Moh. Que vous alliez dîner au 20 Ghim Moh Road Market & Food Centre ou vous promener devant la façade flambant neuve de Ghim Moh Ascent, on sent que cet endroit a sa propre personnalité — une discipline teintée d’un petit grain de folie. Mais peut-être que la prochaine fois, on pourrait se contenter des feux d’artifice à la télé, d’accord ?