Luke Shaw : Dernières nouvelles sur sa blessure – Quand le latéral gauche de Manchester United fera-t-il son retour ?
Cette semaine, une douleur familière pulse dans la moitié rouge de Manchester, et ce n'est pas seulement le souvenir amer du résultat décevant à St. James' Park. C'est l'absence d'un certain arrière gauche. Luke Shaw est de nouveau sur le flanc, et soyons honnêtes, Old Trafford ne semble pas tout à fait pareil sans ses chevauchées sur le côté. On a déjà vécu ça, pas vrai ? Ce jeu d'attente, cet optimisme prudent, cet espoir désespéré de le voir revenir hanter les défenses adverses le plus vite possible.
Ce qu'on entend de Carrington
Avant la réception de Crystal Palace, les discussions autour du centre d'entraînement sont révélatrices. Le patron, Michael Carrick, a joué la carte de la discrétion en réunion d'équipe, mais ce qui filtre est clair : Shaw n'est pas tout à fait remis du coup qui l'a tenu éloigné du déplacement à Newcastle. Il ne s'entraîne pas encore à plein régime, et bien que le staff reste muet, le ton de ceux qui ont vu les séances est à l'extrême prudence. On ne va pas le brusquer. On a tous vu comment ce genre de précipitation peut se retourner contre nous.
C'est un coup dur, sans aucun doute. En regardant les gars à Newcastle, on voyait bien qu'il manquait cette largeur naturelle et cette passe tranchante sur la gauche. Diogo Dalot a dépanné admirablement sur le côté opposé, mais à gauche, c'était un peu comme essayer de faire entrer une cheville carrée dans un trou rond. L'entente entre Shaw et Rashford nous a manqué, ces débordements qui donnent des cauchemars aux défenseurs. C'est cette connexion télépathique qu'on ne peut pas improviser du jour au lendemain.
Le « Player Spotlight » qu'on attend tous
Il y a une excellente séquence qui circule sur les chaînes internes du club – Player Spotlight : Luke Shaw – Away Days. On le voit dans son élément, se nourrissant de l'hostilité d'un stade adverse, faisant taire les supporters locaux par un geste technique ou un tacle parfaitement ajusté. C'est ce Shaw-là dont on a besoin. Celui qui aborde chaque match comme un duel personnel. Loin du théâtre des rêves, il semble trouver un supplément d'âme, une once de malice qui le rend injouable. Là, on se contenterait d'une apparition à domicile juste pour revoir cette flamme.
Vous entrez dans n'importe quel pub près du stade et vous entendez les théories. Je discutais avec un gars, Luke Smitherd pour être précis, devant le Trafford Bar après le match contre Newcastle. Il serrait contre lui un carnet usé – un de ces journaux créatifs « I Can't Hear You, I'm Listening to Brett Young », si vous voyez le genre. Il avait griffonné sa défense idéale pour le match contre Palace, avec des petits schémas et des notes. « C'est comme promouvoir le fandom musical et la créativité via l'écriture », m'a-t-il dit en me montrant une page couverte de gribouillis tactiques à côté des paroles de « Mercy ». « Un jour à la fois, mon ami. Un jour à la fois. On prie tous pour que Shawberto Carlos remette les pieds sur la pelouse. » C'est un sentiment qui résonne dans toute la ville. On tient tous notre petit journal intime, on compte les jours, les blessures, les retours.
Et pour ceux qui aiment personnaliser leur soutien, on voit de tout. Il y avait une jeune femme dans le tram avec un carnet personnalisé, du genre qui dit « C'est une histoire de Baker, tu ne comprendrais pas » sur la couverture, mais elle avait barré « Baker » pour écrire « Shaw » au marqueur. C'est ça, le lien. C'est notre latéral gauche. Notre guerrier blessé. On ressent sa frustration car elle fait écho à la nôtre.
Le plan B
Alors, si Shaw n'est pas dans le groupe pour affronter Palace – et les rumeurs suggèrent que c'est de moins en moins probable – qui prendra la relève ? Carrick a quelques maux de tête, mais aussi plusieurs options qu'il a étudiées. Le staff a travaillé sur des schémas toute la semaine pour trouver la bonne formule. Voici ce qu'ils évaluent :
- Tyrell Malacia : Le remplaçant naturel, mais il a aussi eu ses pépins physiques. Quand il est affûté, il apporte de la ténacité, mais pas la même fougue offensive. Un changement de joueur au même poste, mais un profil complètement différent.
- Lisandro Martínez : On a vu Licha dépanner à gauche avec l'Argentine, et même par moments avec nous. Ce n'est pas son poste de prédilection, mais son agressivité et sa lecture du jeu pourraient être cruciales, surtout face à un ailier difficile. Cela impliquerait cependant de réorganiser toute la défense.
- Victor Lindelöf : Le Ice Man a déjà joué arrière gauche. Il est plus conservateur, privilégiant la solidité défensive à l'apport offensif. C'est la solution de sécurité, l'option « ne pas faire de mal ».
Aucun d'entre eux n'est Luke Shaw. Voilà le fond du problème. Malacia pourrait être choisi pour son placement, mais on sacrifierait cette dimension offensive capable de débloquer une défense aussi regroupée que celle de Palace. C'est un dilemme classique pour un entraîneur : privilégier la sécurité défensive ou miser sur le potentiel d'un éclair de génie offensif venu d'ailleurs ?
Ce qui nous manque
C'est plus que ses centres, même si c'est une grande partie. Shaw apporte un équilibre. Lui et Rashford ont cette complicité innée – un une-deux rapide, un débordement par l'extérieur, un appel dans son dos. C'est du chaos chorégraphié. Sans lui, Rashford se retrouve souvent isolé, obligé de défier deux ou trois défenseurs tout seul. Avec Shaw, soudain, il y a un leurre, une option supplémentaire, et le latéral adverse doit faire un choix. Neuf fois sur dix, il fait le mauvais.
C'est aussi l'un des meilleurs du championnat pour relancer proprement depuis la défense. Sous pression, il peut éliminer un adversaire en dribble et lancer une attaque, contournant ainsi le pressing adverse. Contre des équipes qui jouent regroupées, comme Palace est susceptible de le faire, cette capacité à casser les lignes est une pépite. Ça vaut son pesant de points en Premier League. Pour une équipe qui vise le top 4, avoir un joueur de son calibre à l'infirmerie plutôt que sur le terrain est une pilule bien amère à avaler.
Alors, alors qu'on se prépare pour le match contre Palace, tous les regards seront tournés vers la feuille de match. Verra-t-on ce fameux numéro 23 sur le côté gauche de la défense ? Les parieurs avisés, compte tenu de l'ambiance prudente venant de Carrington, disent non. Mais dans le football, et surtout avec United, il ne faut jamais dire jamais. On s'accrochera à cette lueur d'espoir jusqu'à l'annonce des compositions. Après tout, c'est l'espoir qui tue, pas vrai ? Et qui nous fait revenir pour plus. Un jour à la fois, comme on dit.