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Sebastian Baez s’incline à Bucarest : quelle est la prochaine étape pour le Bulldog argentin ?

Tennis ✍️ Rajiv Menon 🕒 2026-04-03 12:35 🔥 Vues: 2

Si vous suivez les montagnes russes Sebastian Baez sur cette saison de terre battue, vous connaissez la musique. Le petit guerrier argentin donne tout – glissades, hurlements, amorties qui frôlent la ligne. Mais parfois, ça ne suffit pas. Cette dure réalité lui est tombée dessus au Tiriac Open à Bucarest face au Français Titouan Droguet. Et croyez-moi, en tant que quelqu’un qui a vu Baez saigner sur l’ocre de Buenos Aires à Barcelone, celle-ci fait un peu plus mal que d’habitude.

Sebastian Baez préparant un coup sur terre battue

Revenons à ce match. Tout le monde s’attendait à ce que le numéro 30 mondial environ (vous savez, le classement n’est qu’une suggestion polie sur terre) écrase l’adversaire. Droguet ? Talentueux, oui. Mais un danger constant sur le circuit ? Pas encore. C’est là la beauté et la brutalité de ce sport. Sebastián Báez (oui, l’accent compte quand on crie devant son écran) est entré en feu, mais Droguet a absorbé le rythme comme une éponge. Chaque fois que Baez voulait déclencher, le Français avait la réponse. J’ai vu les cotes avant le match – les bookmakers donnaient Baez large favori. Mais dès que Droguet a commencé à tracer ses lignes en coup droit revers, j’ai su qu’on en avait pour longtemps.

Que s’est-il vraiment passé ? Pourquoi le « Bulldog argentin » a-t-il perdu ses crocs ? Laissez-moi vous expliquer comme je le vois depuis les tribunes de presse :

  • Le service reste un point faible : J’adore le gars, mais son pourcentage de premières balles a chuté aux pires moments. Sur terre, on peut masquer un service faible. Face à un Droguet brûlant ? Vous lui offrez des invitations à dégommer chaque deuxième balle.
  • Le plan B a trop tardé : Baez aime ses gammes. Coup droit lourd, contournement du revers, et on recommence. Droguet l’a vu venir dès le deuxième set et a commencé à slicer large côté coup droit de Baez, le sortant du court. L’ajustement est arrivé environ trois jeux trop tard.
  • La fatigue mentale : C’était son troisième tournoi en quatre semaines. Le bulldog avait l’air… fatigué. Pas physiquement, mais mentalement émoussé. Quelques amorties précipitées et une double faute sur balle de break résument tout.

J’ai vu quelques fans en ligne taper par erreur Nicolás Baeza en le cherchant – ça arrive tout le temps, surtout avec les particularités des noms sud-américains. Mais qu’on soit clair, l’homme qu’on regarde, c’est du pur Sebastian Baez. Et malgré cette défaite face à Droguet (qui, soit dit en passant, a livré un chef-d’œuvre tactique), la saison est loin d’être finie.

Regardez le calendrier. La grande tournée européenne sur terre battue ne fait que commencer. Rome, Lyon, puis le grand bal à Roland-Garros. C’est là que Sebastian Baez passe de simple guerrier du circuit à une vraie menace. La défaite à Bucarest ? Appelez ça un ralentisseur. Droguet a joué au-delà de ses limites ce jour-là – j’ai revu les échanges, et certains de ses retours étaient tout simplement de classe mondiale. On tire son chapeau et on passe à autre chose.

Ce que je veux voir ensuite, c’est ce feu. Ce Baez qui est revenu d’un set de retard contre un top 10 l’an dernier. Celui qui glisse comme sur des skis et fête chaque point comme s’il s’agissait d’une balle de match. S’il améliore son placement au service et ajoute un peu plus de variété en retour, il deviendra un cauchemar pour n’importe quelle tête de série à Paris. Alors n’écrivez pas sa nécrologie, les amis. Le Bulldog a juste fait une sieste. Il va bientôt recommencer à mordre les chevilles.