Accueil > Sports > Article

Rory McIlroy tacle violemment Jon Rahm après son refus du DP World Tour : « C’est vraiment dommage »

Sports ✍️ Mike O'Connor 🕒 2026-03-05 14:50 🔥 Vues: 4
Rory McIlroy lors d'une conférence de presse

Le sport de gentlemen vient de prendre une sacrée tournure. Rory McIlroy, quadruple vainqueur de Majeurs et shérif autoproclamé du PGA Tour, a littéralement dégommé Jon Rahm cette semaine. Et croyez-moi, il n’a pas simplement lancé une pique, il a allumé tous les projecteurs. À l’origine de cette discorde ? Le refus catégorique de Rahm de signer un nouvel accord avec le DP World Tour, une décision que McIlroy estime capable de brûler l’essence même de la Ryder Cup.

Nous observons ce feuilleton LIV contre le reste du monde depuis deux ans maintenant, mais ce dernier épisode a une saveur différente. C’est personnel. Cela oppose deux hommes qui étaient autrefois le cœur battant de l’équipe européenne de Ryder Cup. Et selon McIlroy, la décision de Rahm de se retirer d’un accord proposé par le DP World Tour n’est pas seulement une décision commerciale, c’est une trahison du système qui l’a fait.

La « Dommage » qui a secoué le monde du golf

McIlroy n’a pas retenu ses coups quand on lui a tendu le micro. Il a directement interpellé Rahm, déclarant que c’est « vraiment dommage » que le bulldozer espagnol ait rejeté le cadre qui aurait permis aux golfeurs du LIV de conserver leur adhésion au DP World Tour avec un calendrier allégé, mais toujours engagé. Ce n’était pas une punition draconienne, c’était un compromis. Jouer quelques tournois, garder sa carte, et rester éligible pour les compétitions qui comptent.

Mais Rahm a vu les choses différemment. Il a immédiatement répliqué, accusant le DP World Tour de tenter de « faire chanter » les joueurs qui ont fait le saut vers la ligue soutenue par l’Arabie saoudite. Le mot d’ordre ? Six tournois du DP World Tour par an pour garder vivants les rêves de Ryder Cup. Rahm a qualifié cela de tactique d’intimidation visant à punir les joueurs pour leurs choix de carrière.

  • La position de Rory : « On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Le DP World Tour a proposé une voie. Jon l’a regardée et a claqué la porte. C’est dommage pour les fans, et c’est dommage pour la Ryder Cup. »
  • La riposte de Rahm : « Il ne s’agit pas de loyauté, mais de contrôle. Ils essaient de nous acculer avec cette obligation de six tournois. Ce n’est pas de la négociation, c’est du chantage. »

L'éléphant dans la pièce : la Ryder Cup

Allons droit au but et parlons de ce que cela signifie réellement : Bethpage Black, 2027. Le public new-yorkais est déjà en train d’aiguiser ses insultes. Si Rahm n’est pas dans cet avion pour Long Island parce qu’il a refusé de jouer quelques tournois à Dubaï ou en Afrique du Sud, c’est une catastrophe pour l’équipe européenne. McIlroy le sait. Et franchement, tous les fans de golf aux États-Unis se lèchent secrètement les babines à l’idée d’un trou grand comme Rahm dans le roster européen.

L’argument de Rahm tient la route – forcer des gars qui voyagent déjà en jet privé aux quatre coins du globe pour le LIV à ajouter six étapes supplémentaires est un casse-tête logistique. Mais le point de McIlroy est plus percutant : la Ryder Cup n’est pas un droit, c’est un privilège. Elle est construite sur le dos des tournées nationales. Tu veux représenter le continent ? Tu dois te montrer sur le tour du continent.

McIlroy : la conscience du circuit ?

Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, Rory s’est positionné comme celui qui est prêt à dire tout haut ce que les autres pensent tout bas. Il a été le critique le plus virulent de la sécession du LIV, non pas parce qu’il s’inquiète pour son propre compte en banque – le gars est à l’abri du besoin pour la vie – mais parce qu’il croit sincèrement en l’écosystème du golf professionnel. Il voit le DP World Tour comme le terreau des futures stars européennes. Si des gars comme Rahm le snobent, quel message cela envoie-t-il aux gamins qui se donnent à fond sur le Challenge Tour ?

Ce n’est plus juste une histoire de « il a dit, elle a dit ». C’est une fracture qui pourrait définir la prochaine décennie du golf masculin. Rory brandit le drapeau de la tradition et de l’accessibilité. Jon brandit celui de la liberté des joueurs et s’insurge contre ce qu’il perçoit comme le dernier souffle d’un monopole.

Une chose est sûre : la prochaine fois que ces deux-là seront réunis – si jamais ils le sont encore – les banalités sur le premier départ seront glaciales. Et en tant que fan ? Je suis prêt à savourer chaque seconde de ce malaise.