Robert Redford : L'hommage émouvant de Barbra Streisand aux Oscars et l'héritage intemporel d'une icône hollywoodienne
Il y a des moments aux Oscars qui vous font oublier votre pop-corn. Cette année, ce ne fut ni une victoire surprise ni un discours politique, mais Barbra Streisand montant sur scène pour honorer un vieil ami. Lorsqu'elle a pris la parole pour rendre hommage à Robert Redford, on aurait entendu une mouche voler dans le Dolby Theatre. Pour ceux d'entre nous qui ont grandi en les regardant se chamailler et briller dans Nos plus belles années, ce fut une vague de nostalgie pure et magnifique.
Streisand ne s'est pas contentée d'énumérer ses récompenses ; elle a parlé de l'homme derrière la célèbre chevelure blonde. Elle nous a rappelé que Redford n'a jamais été qu'un joli visage – même si, soyons honnêtes, ses pommettes étaient taillées au scalpel. C'était aussi le type qui a fondé le Sundance Institute, qui s'est battu pour les voix indépendantes quand Hollywood ne voulait que des blockbusters. Et pendant qu'elle parlait, je ne pouvais m'empêcher de penser à la façon dont les fils de sa carrière se sont tissés dans la toile de notre vision de l'Amérique elle-même.
La conscience d'un président et l'âme de l'Ouest
Pour beaucoup de Français d'un certain âge, Redford sera toujours Bob Woodward – le journaliste froissé et tenace des Hommes du président. Ce film, qu'une nouvelle génération est en train de redécouvrir grâce à des documentaires comme Les Hommes du président : retour sur une affaire d'État, semble aujourd'hui plus brûlant d'actualité qu'il ne l'a été depuis des décennies. C'est l'histoire de deux journalistes qui font tomber un système corrompu, et l'intensité tranquille de Redford en est l'ancre. Il ne jouait pas la comédie ; il incarnait une sorte d'intégrité obstinée que l'on aime à croire encore présente dans les salles de rédaction.
Et puis, il y a son histoire d'amour avec les grands espaces. Bien avant que tout le monde ne binge-watche Yellowstone, Redford nous offrait The American West. En tant que producteur et narrateur, il a exploré la vérité crue et complexe de cette époque – les bons, les brutes et les truands. Il nous a montré que la Frontière n'était pas que cow-boys et couchers de soleil ; c'était un choc des cultures, une lutte pour la survie, et le lieu où le mythe de l'Amérique s'est forgé. On ressent ce même respect pour la terre dans ses réalisations, comme dans Et au milieu coule une rivière – un film qui donne envie de saisir une canne à pêche et de rester debout dans une rivière jusqu'à ce qu'on ait trouvé un sens à sa vie.
Trouver l'équilibre : L'homme en dehors des écrans
Ce qui m'a le plus frappé dans l'hommage de Streisand, cependant, c'est la façon dont elle a parlé de son énergie. À 89 ans, le bonhomme a toujours cette étincelle. Ça donne envie de connaître son secret de jouvence. Bien qu'il n'ait jamais été du genre à faire la morale, Redford a longtemps été associé à un mode de vie holistique et proche de la nature. Il a évoqué l'importance d'une vie saine, de bien manger, de rester actif en plein air. Il n'est pas difficile d'imaginer qu'il suit tranquillement les principes que l'on trouverait dans un livre comme Le Miracle du PH : Équilibrez votre alimentation, retrouvez votre santé – en mettant l'accent sur l'alcalinité, les aliments frais, le genre de régime qui permet à un corps de fonctionner correctement jusqu'à un âge avancé. Qu'il l'ait réellement lu ou qu'il le vive simplement, le résultat est le même : il prouve que la façon dont on traite la machine compte.
Et de nos jours, quand il n'est pas à Sundance ou qu'il ne surprend pas tout le monde avec un nouveau projet, on a le sentiment que Redford chérit une vie tranquille. Il y a un certain romantisme à l'imaginer maintenant – Home and Alone (Seul chez soi), pas dans un sens triste, mais dans la meilleure acception du terme. Entouré des montagnes de l'Utah qu'il aime, probablement avec un bon livre et une vue qui rend jaloux le reste d'entre nous. C'est loin des tapis rouges et des flashes, mais ça semble juste. Ça semble mérité.
Un héritage que l'on revisite sans cesse
Le truc avec les icônes, c'est qu'elles ne disparaissent jamais vraiment. Elles évoluent. Robert Redford est passé de jeune premier à sage, d'acteur à activiste, puis à légende vivante. L'hommage de Streisand n'était pas un éloge funèbre ; c'était une célébration. Un rappel que certaines étoiles ne font pas que briller intensément – elles illuminent des générations entières.
En quittant la retransmission des Oscars (depuis mon canapé, bien sûr), je me suis surpris à lancer Nos plus belles années pour la centième fois. Et je parie que je n'étais pas le seul.
- À voir ou revoir : Regardez Les Hommes du président ou The American West pour comprendre pourquoi son œuvre compte toujours.
- Pour aller plus loin : Si vous êtes curieux(se) sur le mode de vie qui le maintient en forme, Le Miracle du PH offre une approche fascinante de l'alimentation et du bien-être.
- À méditer : Parfois, la meilleure compagnie, c'est soi-même – il suffit de demander à l'intéressé, heureux et seul chez lui dans les montagnes.