Elisabetta Cocciaretto vient d’envoyer un signal fort : voici ce qui attend Gauff à l’Open de Miami
Si vous avez traîné dans les allées de l’Open de Miami aujourd’hui, vous avez sans doute ressenti ce changement d’atmosphère particulier. Celui qui survient quand une joueuse moins bien classée décide qu’elle n’est pas là pour faire de la figuration. Elisabetta Cocciaretto vient d’offrir ce moment précis, et honnêtement, attention, Coco Gauff ferait bien d’y prêter attention.
Parlons de ce qu’on vient de voir. L’Italienne ne se contente pas de gagner ; elle envoie un message. Pour son entrée en lice, elle affrontait Ena Shibahara, et franchement, c’était moins un combat qu’une déclaration d’intention. Shibahara est une adversaire accrocheuse, mais Cocciaretto donnait l’impression de voir la balle au ralenti. Elle imposait son jeu du fond du court, avançait comme chez elle, et faisait preuve d’une assurance qui en dit long : « Je mérite ma place en deuxième semaine. »
Nous y voilà : l’affiche que tout le monde attend dans le monde du tennis. Avec Gauff qui l’attend au tour suivant, ce deuxième tour a tout du piège pour la favorite américaine. Voici pourquoi il ne faut pas sous-estimer l’événement :
- Des racines sur terre battue : Même si Miami se joue sur dur, le jeu de Cocciaretto est construit sur les fondamentaux de la terre battue qu’elle a perfectionnés en Italie. Cela signifie beaucoup d’effet lifté, des glissades défensives impressionnantes, et l’endurance pour vous user.
- Le facteur « sans pression » : Elisabetta n’a rien à perdre. Elle est l’outsider. Elle a déjà joué un match sur ce court central, elle s’est adaptée aux conditions, alors que Gauff arrive à froid après son exemption de premier tour.
- La rigueur sous pression : J’ai revu son premier match : elle n’a quasiment pas offert de points gratuits. Face à une spécialiste de la relance comme Gauff, cette rigueur pourrait faire la différence.
Écoutez, cela fait des années que je couvre cette tournée en Floride, et j’ai vu plus de têtes de série chuter dans ce genre de « deuxième tour piège » que je ne peux compter. Gauff a bien sûr l’avantage de la puissance et le soutien du public. Mais Cocciaretto est le genre de joueuse qui se nourrit du silence… ou plutôt, du silence d’un public local sous le choc.
Ce n’est pas qu’un simple échauffement pour Coco. C’est un véritable test. Saura-t-elle gérer ces balles lourdes et bondissantes ? Pourra-t-elle répondre à l’intensité d’une joueuse qui n’a absolument rien à perdre ? Elisabetta Cocciaretto n’est pas venue à Miami pour une séance photo. Elle est venue pour grimper au classement, et une victoire contre l’héroïne locale serait la plus grande déclaration de sa carrière.
Préparez le pop-corn. Si l’Italienne évolue ne serait-ce qu’à un niveau proche de celui montré au premier tour, on pourrait bien assister à la surprise du tournoi jusqu’ici.