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Sam Burns au Masters 2026 : Pourquoi son super-pouvoir sur les greens fait de l’ancien Tigre de LSU une menace discrète à Augusta

Golf ✍️ Billy Heyen 🕒 2026-04-09 17:06 🔥 Vues: 4
Sam Burns s'alignant pour un putt lors d'un round d'entraînement au Masters

Augusta, Géorgie – Décidément, jeudi matin n'arrive jamais assez vite. Les azalées sont en fleurs, on tartine généreusement le fromage au piment sur du pain blanc, et les rugissements du public s'apprêtent à résonner sous les pins. Nous sommes à quelques jours du 90e Masters, et pendant que tout le monde parle des gros frappeurs et des anciens champions, moi, j'ai un œil sur un autre profil. Un gars de Shreveport qui pourrait bien détenir l'arme absolue pour survivre au retour du parcours dimanche : l'assassin silencieux, Sam Burns.

Je le suis depuis ses années à LSU, et croyez-moi, le gamin a grandi. Il a foulé ces fairways en tant qu'amateur à l'US Open en 2016, est passé pro en 2017, et n'a cessé de se faire une place. Mais cette année ? Cette année, j'ai un pressentiment. Certes, il a cinq victoires sur le PGA Tour, dont ce play-off acharné contre Scottie Scheffler à Colonial en 2022 – mais le Major reste le point d'interrogation. Il a frappé à la porte, comme avec sa 9e place à Pinehurst, mais ne l'a pas encore enfoncée. À mon avis, ça va changer cette semaine.

Le putter le plus brûlant de la planète

Parlons du vrai MVP d'Augusta National : le putter. Vous pouvez envoyer vos drives à 320 mètres toute la journée, mais si vous ne lisez pas ces pentes ultra-rapides sur les trous 12, 16 et 18, vous êtes cuit. C'est là que Sam Burns se démarque. On parle du meilleur putter du monde en ce moment. Et ce n'est pas du pipeau – regardez les stats de 2025. Il était n°1 au Strokes Gained : Putting. Personne ne faisait mieux à moins de 3 mètres. Personne.

C'est un super-pouvoir quand vous devez rentrer un putt de 1,50 m pour le par un dimanche, avec la Veste Verte en jeu. Burns résume ça simplement : il essaie de rester tranquille et juste « lancer la balle sur la ligne, régulièrement ». Mais son secret, c'est l'acceptation. Il sait que les greens ici ne sont pas parfaits. Il connaît le grain, les marques de crampons, la pression. Il lâche prise. Pour un garçon qui avait manqué le cut ici en 2022 et 2024, ce reset mental est énorme. Il nous disait cette semaine que la préparation devient plus facile. Il connaît les « choses à faire et à ne pas faire » dans ce parcours. L'expérience compte.

  • Strokes Gained : Putting (2025) : 1er du circuit
  • Putts à moins de 3 mètres : 1er
  • % de putts en un essai (3-4,5 m) : 1er
  • Meilleur résultat en Major : T-9 (US Open 2024)

Les « Trois Grands » du Bayou et un départ avec un champion

Pendant que Sam porte les couleurs de la Louisiane, le nom « Sam Burns » fait aussi parler ailleurs. Sur la scène comique nord-américaine, The Big Three - Sam Burns, Ben Stager et Nathan Hare cartonne en ce moment. Ils ont fait salle comble à Hamilton, et ils amènent leur spectacle très énergique à Halifax bientôt. Décidément, c'est la bonne semaine pour s'appeler Sam – des fairways d'Augusta aux feux de la rampe canadiens.

Mais revenons au golf. Pour savoir où se passe l'action jeudi, mettez votre réveil. Burns s'élance au 1er tour à 8h19, heure du Centre (9h19, heure locale en Géorgie). Et il n'est pas seul. Il joue avec Cameron Smith et Jake Knapp. Vous vous moquez de moi ? C'est un groupe de folie. Cam Smith, le champion de l'Open à la coupe mulet, qui sait comment faire dans les Majors, juste à côté de Burns. Si Sam tient la distance deux jours avec Smithy, il va absorber cette confiance de champion.

À voir Burns taper ce draw montant à l'entraînement hier, une chose est claire : son swing tient la route. Il n'est pas qu'un putteur – son jeu est complet. Il a fini T-19 au PGA l'an dernier et T-42 au Masters en 2025. Il est sur une pente ascendante. À 29 ans, il est à cet âge idéal où l'insouciance de la jeunesse rencontre la sagesse du vétéran aguerri.

Tout le monde regarde Scheffler, Rahm et McIlroy. Et oui, ce sont les têtes d'affiche. Mais quand la pression montera dimanche après-midi et qu'Amen Corner se mettra à mordre, moi, je prends le gars qui est le meilleur putteur du circuit. Je prends le gars de LSU qui n'a rien à prouver et tout à gagner. Ne sous-estimez pas Sam Burns. C'est le moment pour lui d'enfiler cette Veste Verte.