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Mise à jour sur les expulsions liées à l’extorsion par l'ASFC : 35 personnes expulsées alors que la répression nationale s'intensifie

Actualités ✍️ James MacKenzie 🕒 2026-03-19 06:37 🔥 Vues: 1
Action d'exécution de l'ASFC liée à des enquêtes pour extorsion

Les chiffres commencent enfin à raconter l'histoire d'une vaste répression menée en coulisses. L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a publié sa mise à jour sur les expulsions liées à l'extorsion cette semaine, et pour tous ceux qui, dans le Lower Mainland ou la région du Grand Toronto, ont senti le sol trembler lors d'une énième fusillade "ciblée", ces données étaient attendues depuis longtemps. On ne parle plus seulement d'enquêtes ; on parle d'avions qui décollent.

Au 12 mars, l'ASFC a ouvert pas moins de 372 enquêtes d'immigration visant spécifiquement des individus liés aux réseaux d'extorsion qui terrorisent les propriétaires d'entreprises et les familles sud-asiatiques. Ce nombre à lui seul a considérablement augmenté par rapport à il y a quelques semaines. Mais le véritable fait marquant, c'est la mise en application : 70 mesures de renvoi ont été prises, et surtout, 35 de ces personnes sont déjà parties – physiquement expulsées du Canada sous escorte.

Deux départs forcés à connaître

L'agence a mis en lumière deux cas récents pour montrer qu'elle ne plaisante pas. Ce ne sont pas que des statistiques anonymes ; ce sont des avertissements. Arshdeep Singh, arrivé avec un permis d'études en 2022, pensait pouvoir utiliser le Canada comme base pour des opérations d'extorsion, d'incendie criminel et de trafic de drogue. Il avait tort. Arrêté en novembre dernier, la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR) l'a jugé interdit de territoire pour criminalité organisée, et le 19 janvier, il a été mis dans un avion sous escorte.

Il y a aussi Sukhnaaz Singh Sandhu, résident temporaire depuis 2016. Même histoire, fin similaire. Arrêté pour ses liens avec le crime organisé, jugé dangereux pour le public, détenu, puis finalement expulsé sous escorte le 3 février. Quand on lit un bilan de mise à jour sur les expulsions pour extorsion de l'ASFC comme celui-ci, on réalise que ces gars-là n'ont pas été arrêtés pour un simple dépassement de visa. Ce sont des individus que la CISR a officiellement déclarés comme une menace.

L'ampleur du filet

Ce n'est plus seulement un problème en Colombie-Britannique, même si Surrey reste l'épicentre. Le modèle de la force opérationnelle fonctionne. Tout a commencé avec la BC Extortion Task Force en août 2025, qui s'est étendue à l'Alberta (ALERT) peu après, et en novembre, l'ASFC l'avait déployée dans la région du Grand Toronto. Les autorités fédérales relient enfin les points entre le gars qui met le feu à une voiture à Surrey et le réseau qui donne les ordres à Toronto.

Les données fédérales sont tombées, et elles dressent un tableau saisissant :

  • 372 enquêtes d'immigration en cours liées aux réseaux d'extorsion.
  • 70 mesures de renvoi prises pour motifs de grande criminalité et de criminalité organisée.
  • 35 individus physiquement expulsés du Canada au 12 mars.
  • La région du Pacifique à elle seule représente 34 mesures de renvoi, dont 25 ont déjà été exécutées.

En quoi ce "guide de mise à jour sur les expulsions pour extorsion de l'ASFC" vous concerne

Si vous cherchez à utiliser la mise à jour sur les expulsions pour extorsion de l'ASFC pour comprendre la situation dans son ensemble, arrêtez de penser en termes de paperasse et commencez à penser sécurité. Pendant des mois, ces réseaux ont opéré en toute impunité, se cachant derrière la complexité de notre système d'immigration. Il y a eu un moment en décembre où 15 suspects ont déposé des demandes d'asile pour mettre en pause leur expulsion. Cela a indigné les maires locaux, et à juste titre. C'était une échappatoire béante.

Mais les dernières nouvelles montrent que le système rattrape son retard. La présidente de l'ASFC, Erin O'Gorman, a été on ne peut plus claire : "L'extorsion renforce les groupes criminels organisés, cible des personnes vulnérables et cause des torts durables aux communautés canadiennes." La mission est simple : si vous êtes ici avec un visa et que vous décidez de prendre une arme à feu ou un bidon d'essence pour un groupe criminel organisé, vous rentrez chez vous. L'agence embauche 1 000 nouveaux agents pour s'en assurer.

Les chiffres grimpent chaque semaine. 70 mesures de renvoi, c'est beaucoup, mais avec 372 enquêtes en cours, vous pouvez parier que 35 expulsions ne sont que le premier acte. Le message pour quiconque est impliqué dans ces réseaux doit être clair et fort : votre temps au Canada est tout simplement écoulé.