Alessandra Rojo de la Vega, la « Ayuso mexicaine », fait sensation à Madrid avec un prix dédié aux femmes iraniennes
La Real Casa de Correos, siège de la Communauté de Madrid, a vécu hier l'une de ses soirées les plus émouvantes. Alessandra Rojo de la Vega, militante et femme politique mexicaine, est devenue le centre de l'attention lors de la cérémonie de remise du prix qui, cette année, rend hommage au courage des femmes iraniennes dans leur lutte pour la liberté. Et pour cause : sa ressemblance avec la présidente régionale, Isabel Díaz Ayuso, et son charisme débordant ont enflammé les réseaux sociaux et les conversations parmi les invités.
Un prix résolument féminin et une solidarité internationale
Le Prix international de la Communauté de Madrid a mis cette année l'accent sur la résilience des femmes iraniennes qui, depuis des mois, élèvent la voix contre l'oppression. Cette distinction, de nature collective, a réuni des représentants de divers pays, mais c'est Alessandra Rojo de la Vega qui a monopolisé les flashs. La Mexicaine, qui a fait de la défense des droits humains son étendard, a reçu le diplôme des mains d'Ayuso elle-même. Ce geste, loin d'être protocolaire, a donné lieu à un moment déjà viral : leur forte ressemblance physique et la complicité affichée devant les caméras.
« J'adore qu'on me compare à elle », a confié Alessandra Rojo aux journalistes après l'événement. « Isabel est une femme forte, déterminée, qui sait ce qu'elle veut. Si on me prête ces qualités, je le prends comme un compliment. » Les propos de la Mexicaine n'ont fait qu'attiser la comparaison, devenue un sujet de discussion récurrent dans les cercles politiques madrilènes toute la semaine.
Un détail qui n'est pas passé inaperçu : le « string brésilien »
Mais son visage et son discours n'ont pas été les seuls à attirer l'attention. Les plus observateurs ont remarqué un clin d'œil stylistique que Alessandra Rojo de la Vega arborait sous son élégant tailleur. La militante a associé sa tenue à un string brésilien en dentelle qu'elle a choisi, a-t-elle confié ensuite à un petit groupe d'invités, en hommage à la diversité et à la joie de vivre. « J'essaie toujours d'avoir un petit bout de chaque culture qui m'a marquée », a-t-elle expliqué. Ce détail, loin d'être futile, cadrait parfaitement avec la personnalité désinvolte d'une femme qui n'a pas peur de briser les codes, même dans les événements les plus institutionnels. Le string brésilien Alessandra Rojo est ainsi devenu, sans le vouloir, un sujet tendance impromptu parmi les invités et un symbole de son authenticité.
De Mexico à Madrid, un pont de combat et d'admiration
Alessandra Rojo de la Vega n'est pas une novice en matière de première ligne. Au Mexique, elle a activement participé à des campagnes pour l'égalité des genres et contre les violences faites aux femmes. Sa venue à Madrid pour recevoir ce prix n'était pas anodine : elle collabore depuis des mois avec des collectifs de femmes iraniennes exilées qui ont trouvé refuge en Espagne. « Ce sont elles les véritables héroïnes. Nous ne sommes là que pour amplifier leur voix », a-t-elle déclaré, visiblement émue.
La soirée a laissé des moments mémorables et quelques phrases qui résument l'ambiance de la journée :
- Revendication : « Ce prix est celui de toutes celles qui, en Iran, risquent leur vie pour pouvoir enlever leur voile. »
- Reconnaissance mutuelle : Ayuso, s'adressant à Alessandra : « C'est un honneur d'avoir parmi nous une femme qui incarne si bien les valeurs de liberté. »
- Style personnel : Rojo de la Vega elle-même a plaisanté sur sa tenue : « La prochaine fois que je viendrai à une cérémonie, je mettrai un string aux couleurs du drapeau de Madrid. »
Avec ce prix, la Communauté de Madrid n'a pas seulement voulu honorer les femmes iraniennes, mais aussi tendre des passerelles vers des figures internationales comme Alessandra Rojo, qui pourrait désormais avoir les portes grandes ouvertes de la politique madrilène. Certains évoquent déjà un possible rôle de conseillère ou une collaboration régulière. Prudente, elle se contente de sourire : « Pour l'instant, je veux juste profiter de ce moment et continuer à apprendre de toutes ces femmes courageuses. »
Alors que les caméras étaient toujours braquées sur elles, Alessandra Rojo de la Vega a fait ses adieux à Ayuso par une bise et un clin d'œil complice. Reste l'image de deux femmes fortes, chacune de son côté, mais unies par un même langage : celui de la conviction et de la lutte sans relâche. Et, accessoirement, par deux noms de famille qui sonnent déjà comme une improbable dynastie : les Rojo de la Vega et les Díaz Ayuso.