Reed Blankenship et Cooper DeJean : L’ingrédient secret de la secondary des Eagles
Si vous avez suivi la NFC East ces dernières saisons, vous connaissez par cœur l’histoire de Reed Blankenship. Non drafté. Un esprit de walk-on. Le genre de gars qui n’a jamais cessé de se montrer jusqu’à ce que le staff n’ait d’autre choix que de le laisser sur le terrain. Mais voilà le truc avec cette équipe des Eagles : elle ne vit pas sur sa gloire passée. Et ce qui est ressorti des réunions de la ligue la semaine dernière ne fait que confirmer ce que beaucoup d’entre nous disons depuis des mois : cette secondary n’est pas un hasard. C’est un modèle.
Vous regardez les images de la saison dernière, et il est impossible d’ignorer leur complicité. Reed Blankenship est le quarterback de cette arrière-garde — celui qui ajuste les réglages, toujours à la bonne place contre la course. Il a désormais cette science du vétéran, ce sixième sens pour savoir où va le ballon avant même que le quarterback n’ait fixé ses appuis. Mais ce qui a fait passer cette unité de « solide » à « terrifiante », c’est l’arrivée de Cooper DeJean.
L’été dernier, le bruit qui courait dans la ligue était simple : si DeJean reste en bonne santé, ils vont avoir un truc spécial. Et putain, c’était exact. La manière dont ces deux-là se répondent est une chose magnifique. Pendant que Reed Blankenship patrouille le milieu du terrain avec cette efficacité tranquille, presque ennuyeuse, DeJean est le détonateur. C’est lui qui saute sur les routes, qui apporte cette physicalité à l’Iowa dans le slot, et honnêtement, qui fait perdre le sommeil aux coordinateurs offensifs.
Décortiquons pourquoi ce duo est actuellement le moteur de la défense :
- Le soutien à la course : Ces deux gars plaquent comme des linebackers. Reed Blankenship a toujours été un plaqueur fiable, mais DeJean ? C’est un missile en descente. Un cauchemar pour les tight ends qui tentent de bloquer sur les extérieurs.
- La polyvalence : Le système de Vic Fangio exige des safeties et des cornerbacks capables de jouer plusieurs rôles. Avec Cooper DeJean, vous pouvez l’aligner à l’intérieur, à l’extérieur, ou même le blitzer sur l’aile. Avec Reed Blankenship, vous avez un roc capable de jouer en single-high ou de descendre dans la boîte. Cela donne à Fangio la flexibilité de vous montrer un visage, puis de tout changer après le snap.
- L’intelligence footballistique : C’est l’aspect sous-estimé. Dans le huddle, Reed Blankenship est celui qui s’assure que tout le monde est sur la même longueur d’onde. C’est la prolongation du staff sur le terrain. DeJean, pour un jeune, assimile les choses extrêmement vite. Ils se font rarement prendre dans des couvertures trouées, ce qui était pourtant une marque de fabrique des défenses des Eagles par le passé.
Lors de ces réunions des propriétaires, la direction a parlé du « luxe » d’avoir une profondeur d’effectif qui permet d’être agressif. Ils ne parlaient pas seulement de la ligne défensive. Ils parlaient du fait qu’avoir un safety comme Reed Blankenship vous permet de prendre plus de risques avec vos cornerbacks parce que vous savez que le dernier rempart sera à la bonne place.
En vue de la saison à venir, les attentes sont énormes. Tout le monde parle de l’attaque, du Tush Push et des histoires de contrats. Mais si vous voulez mon avis, le vrai plafond de cette équipe est déterminé par cette secondary. Si Reed Blankenship continue sa progression et que Cooper DeJean franchit ce cap de la deuxième année, on ne parle plus seulement d’un vainqueur de division. On parle d’une défense capable de se déplacer dans n’importe quel stade en janvier et de le faire taire.
Avant, quand vous entendiez le nom de Reed Blankenship, vous vous disiez : « Belle histoire, un UDFA qui a réussi. » Cette époque est révolue. Désormais, quand vous prononcez Reed Blankenship et Cooper DeJean dans la même phrase, c’est avec le même respect que vous accorderiez à n’importe quel duo de safeties d’élite de la ligue. Ils l’ont mérité. Et honnêtement ? Ils ne font que commencer.