André-Pierre Gignac : à 40 ans, il offre encore le Clásico mexicain aux Tigres
Mes amis, si vous avez zappé le championnat mexicain ce week-end, vous êtes passés à côté d'un moment de grâce. Une fois de plus, et ça commence à faire une sacrée collection, André-Pierre Gignac a repoussé les limites du temps et de la performance. Dans un Estadio Universitario bouillant, pour ce Clásico Regio face à l'éternel ennemi, le CF Monterrey, les Tigres étaient au bord du gouffre. 90 minutes, 91, 92... Et là, le coup de génie.
Un ballon qui traîne dans la surface, un contrôle orienté, une frappe chirurgicale du droit, et c'est l'explosion. Le "Gignacalator" est en marche! À 40 ans, André-Pierre Gignac, ou "André-Pierre Jr. Gignac" comme l'appellent tendrement les gamins de Monterrey qui ne l'ont connu qu'ici, a encore offert la victoire aux siens dans le temps additionnel. Un scénario de folie qu'on croirait écrit à l'avance pour celui qui n'est plus seulement un joueur, mais une véritable institution.

Ce n'est pas juste un but, c'est une déclaration d'amour éternelle. Depuis son arrivée en 2015, le Français a littéralement changé de dimension. Il est devenu le cœur, l'âme et le visage des Tigres. Regardez un peu ce que représente son passage là-bas :
- Meilleur buteur de l'histoire du club avec plus de 200 réalisations, un record absolu au Mexique pour un étranger.
- 5 titres de champion du Mexique, 4 Ligues des Champions de la CONCACAF, et cette fameuse finale de Mondial des Clubs perdue de justesse face au Bayern Munich.
- Une idolâtrie sans limite : une chanson, une statue, et des gamins qui portent son maillot floqué "Gignac" des générations entières.
On pourrait épiloguer sur son parcours en équipe de France, cet Euro 2016 où il avait marqué deux buts, ou cette malédiction qui l'a parfois tenu éloigné des Bleus. Mais franchement, au Mexique, personne ne se pose ces questions. Ici, il est plus qu'un champion, il est le roi. Chaque fois qu'il met le pied sur la pelouse, il écrit un nouveau chapitre de sa légende. Ce but dans le derby, au bout du suspense, c'est du pur Gignac : du cœur, du talent et ce sens inné du moment décisif.
Alors, jusqu'à quand va-t-il continuer à nous régaler? Personne n'en sait rien, et honnêtement, on s'en fiche. Tant qu'il aura cette flamme, tant qu'il portera ce maillot rayé jaune et bleu, André-Pierre Gignac restera cette anomalie magnifique, ce bon vivant au sourire communicant qui a conquis tout un peuple. Chapeau bas, l'artiste. Et vivement le prochain épisode.