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Zamora - Pontevedra : Un tournant dans la course au play-off | Chronique et analyse

Sports ✍️ Javier Herrera 🕒 2026-03-29 14:15 🔥 Vues: 1
Action du match Zamora vs Pontevedra

Le football de Primera Federación a ces après-midi où le cœur s’emballe et où la raison prend des vacances. Ce samedi au Ruta de la Plata, le Zamora - Pontevedra n’était pas qu’un simple match : c’était une déclaration d’intentions. Les locaux, boostés par le miracle face au Castilla, recevaient un Pontevedra qui vivait dans la fête du play-off depuis quinze journées. Mais à Zamora, comme le dit le dicton, on ne gagne pas en une heure… même si cette fois, les trois points sont restés à la maison (2-1).

Première période : un scénario d’échecs brisé par un éclair

Le ballon s’ébranle, et le souffle se coupe. Miki Codina tente une bicyclette dès la première minute. Premier signe que ça n’allait pas être une promenade de santé pour les Grenats. Le Zamora, fidèle à sa réputation, mord dans chaque intervalle, mais Pontevedra, cette équipe rugueuse qui encaisse le deuxième moins de buts du groupe, ne se démonte pas. La connexion Miguel Cuesta et Alberto Gil commence à faire des dégâts sur les ailes, générant ce danger silencieux qui avait tant manqué aux Galiciens ces dernières semaines.

Tout semblait se diriger vers un 0-0. Mais le football est traître. À la 43e minute, alors que Pontevedra se préparait à tirer un corner, le match bascule à 180 degrés. Remise en touche courte, ballon récupéré par Zamora, et Abde Damar se transforme en fusée. L’ailier, après une passe de Márquez, s’en va seul, crochète, dribble et termine avec un sang-froid renversant. 1-0. Tout le Ruta de la Plata s’effondre… de joie.

Le mur se fissure : erreur et punition immédiate

La seconde période commence avec Pontevedra qui veut réparer les dégâts. Alberto Gil tente sa chance, mais la poisse frappe à la porte des Grenats à la 50e minute. Une énorme erreur de coordination. Coup franc joué court, le ballon reste mort dans les pieds de Brais Abelenda, et Carlos Ramos, tel un prédateur, surgit de nulle part pour le lui chiper et battre Marqueta. 2-0.

Ce moment fut un coup de massue psychologique. Zamora prend son pied, gère les temps, tandis que l’ombre de la défait s’allonge sur les joueurs de Rubén Domínguez. Mais attention, car ce Pontevedra a du caractère. Domínguez fait bouger son banc, injecte du sang frais avec Resende, Luisao et consorts, et l’équipe change de visage.

  • Défense solide : Zamora a dressé un mur qui semblait infranchissable.
  • Contre-attaque mortelle : La vitesse d’Abde a été une véritable migraine.
  • Foi grenat : Malgré le 2-0, les visiteurs n’ont jamais baissé les bras.

Le dernier souffle : souffrance et un rouge qui change tout

À quatre minutes de la fin, la folie s’est déchaînée. Luisao, l’un des joueurs entrants, reçoit le ballon à l’entrée de la surface, se crée un espace et marque le 2-1. On entre dans les arrêts de jeu, un temps additionnel interminable où chaque ballon dans la surface devient une prière pour les Rojiblancos.

Au moment le plus intense, la polémique. Alain Ribeiro, dans un duel, frappe le visage de Codina avec sa crampon. L’arbitre, après revision, transforme le jaune en rouge direct. Pontevedra se retrouve à dix dans le moment le plus critique. Malgré tout, les Galiciens tentent le tout pour le tout, mais le score n’évolue plus. Le Zamora - Pontevedra se termine sur des points qui ont un goût de gloire bénie pour les hommes de Cano et une claque monumentale pour les visiteurs, qui sortent des places de promotion.

Si vous prévoyez de visiter la ville du Duero pour encourager les Rojiblancos, le guide Zamora - Pontevedra pour le supporter est simple : préparez-vous à souffrir. La revue de ce match est celle d’une équipe qui sait comment utiliser sa force à domicile pour plier les cadors. Les supporters, qui ont rempli les gradins, ont été ce douzième homme qui n’abandonne jamais. La course au play-off est brûlante, et en Castille-et-León, la Semaine Sainte promet son lot d’émotions fortes.